Le décès de George Flyod, homme noir de 46 ans, ne peut que rappeler l’existence manifeste du racisme dans la société américaine. Le 25 mai 2020, l’homme a été étouffé suite à un placage au sol, par un policier blanc de Minneapolis, Derek Chauvin.
Il en va sans dire qu’il ne s’agit pas du premier homicide « involontaire » de la police. Le même policier est connu pour ses interventions violentes et mortelles de 2006, 2008 et 2011. Il fait aussi l’objet de plaintes au Civilian Review Authority pour son ton humiliant et désobligeant.
La vidéo de l’homicide n’a pas tardé à circuler dans le monde entier. Tout internaute a pu voir les dix minutes de souffrance de George Flyod, affirmant tant bien que mal ne plus pouvoir respirer. Ce décès suivant des violences policières n’a laissé personne indifférent. Dans le monde entier et sur les réseaux sociaux, les personnalités aussi bien que les citoyens ordinaires ont pris part au débat, notamment par le hashtag Blacklivesmatter. De nombreux sportifs comme Michael Jordan, LeBron James, Serena Williams, Kylian Mbappé ou encore Katie Ledecky ont fait entendre leur voix pour dénoncer les bavures policières. De nombreux artistes comme Ariana Grande ou Melanie Martinez ont partagé leur soutien sur les réseaux sociaux et ont permis de rendre la cause internationale.
Le décès de personnes afro-américaine n’est pas exceptionnel. D’autres cas, tristement connus, comme ceux d’Ahmaud Arbery, un joggeur noir tué par deux policiers blancs en février dans l’Etat de Georgie, ou encore celle d’Eric Garner, un homme noir asphyxié lors de son arrestation à New York, en 2014.
Si on peut noter une contestation pacifiste, celle-ci s’est vue conjuguée à des protestations plus violentes, notamment devant la Maison Blanche le 31 mai. La police a alors riposté par l’utilisation de gaz lacrymogène pour disperser les militants. Toutefois, Donald Trump ne semble pas vouloir s’arrêter là. Dans un enregistrement récupéré par les journaux The New York Times et CSB, le président appelé les gouverneurs américains à faire face aux mouvements protestataires : « Vous devez dominer. Si vous ne dominez pas, vous perdez votre temps. Ils vont vous écraser. Vous allez ressembler à un tas d’imbéciles. »

D. Trump semble aller à l’encontre du premier amendement, pourtant cher à la démocratie américaine. La police a déjà remis en cause la liberté d’expression et de presse, comme a pu le montrer le menottage d’un journaliste de CNN en plein tournage. A la recherche d’un bouc émissaire, le président américain a décidé, via un tweet, de reconnaître les « antifascistes » comme organisation terroriste, et a leur a attribué les émeutes issues des contestations pacifistes.
Si le président persiste à rester absent de la scène politique, il continue de tweeter et de penser dores et déjà aux futures élections. Son image est d’autant plus ternie par l’intervention des Anonymous, qui ce dimanche, ont fait leur retour en annonçant le possible partage d’informations sur la police américaine, mais en en marquant leur coup en dévoilant le viol du président sur une adolescente de treize ans.
A quelques temps des élections, il semblerait que Donald Trump n’aie plus les cartes en main. Il semble cependant soutenu par Mark Zuckerberg, qui n’a pas l’intention de signaler les messages polémiques de Donald Trump…
A voir sur ce thème :
- BlacKkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan de Spike Lee.
- The Hate U Give de George Tillman Jr.
- AMERICAN SON de Kenny Leon.
Constance Milojevic